Chaude, bleue, verte, ton écume vient me lécher
les orteils recroquevillés de peur de me laisser entrainer
Froide, grise, noire, tu m’as rejetée
sur un rivage étranger, graviers et sables inhospitaliers
Magnifique, sombre et tumultueuse, tu m’as laissé croire
aux rêves de château qui n’étaient que du sable
Sans couleur, silencieuse, tu n’étais plus qu’horizon sans fin
Puis, tu m’as reprise dans tes rouleaux enveloppants
pour me mettre à l’abri d’une île
Belle île en mer
Laisser un commentaire